Avec l’arrivée du Tour de France, la visite à Paris du candidat à la présidentielle américaine Barack Obama et les négociations mouvementées à l’OMC, le premier sommet Union européenne – Afrique du Sud, qui s’est déroulé le 25 juillet à Bordeaux, est passé un peu inaperçu.
Que ceux qui n’ont pas suivi ce rendez-vous se rassurent, il ne s’est pas passé grand-chose vendredi. Ce sommet devait être consacré au renforcement du partenariat stratégique, mis en place en mai 2007, entre l’économie africaine la plus dynamique et l’UE. Cependant, ce sont les sujets diplomatiques qui ont dominé les discussions entre le président français Nicolas Sarkozy, son homologue sud-africain Thabo Mbeki et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Les trois dirigeants se sont surtout penchés sur la question de la crise zimbabwéenne (le pays se déchire depuis la réélection controversée du président Robert Mugabe). Nicolas Sarkozy a indiqué que l’UE soutenait la médiation « courageuse » menée par Thabo Mbeki dans le cadre de ce conflit car… « il n’y a pas d’autre voie possible dans l’immédiat ».
Sur le plan économique, aucun projet concret n’a été lancé pendant ce sommet (qui n’a duré que quelques heures). Dans une déclaration commune, Nicolas Sarkozy, José Manuel Barroso et Thabo Mbeki expliquent qu’ils ont « identifié » les domaines pour lesquels une « coopération bilatérale renforcée » (UE-Afrique du Sud) pourrait être envisagée. Il s’agit de l’énergie, l’espace, les transports, la santé et les TIC (technologies de l’information et de la communication). Par ailleurs, « les présidents sont convenus d’ouvrir la voie à une coopération douanière renforcée » en … échangeant sur les « bonnes pratiques ».

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