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Made in Europe: pays d'origine pour protéger consommateurs et producteurs

Il est toujours possible de savoir où ont été fabriqués les vêtements que l'on achète : « made in Italy », « made in France »… Mais quid des sacs, des chaussures, des bijoux, des meubles ? Et comment savoir si les étiquettes disent la vérité ? Cela fait plusieurs années que le Parlement européen demande un règlement européen dans ce domaine. Avec l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, son avis devrait enfin devenir contraignant. Explications de Cristiana Muscardini.

L'Italienne Cristianan Muscardini (Parti populaire européen) fait partie des premiers signataires de la résolution du Parlement européen demandant un règlement européen sur l'indication du pays d'origine.

Dans beaucoup de pays (Etats-Unis, Canada, Chine et Japon), le lieu d'origine des produits importés doit être indiqué. Pourquoi pas en Europe ?

Cristiana Muscardini : Car le Conseil de l'Union européenne (représentant les Etats membres, ndlr) n'a pas réussi à s'accorder sur ce point. En 2005, après une année de consultations et de travail préparatoire, la Commission proposé de rendre l'indication du pays d'origine obligatoire. Le Parlement européen a apporté son soutien à ce règlement à plusieurs reprises. Malheureusement, au sein du Conseil, certains Etats membres n'étaient pas convaincus - probablement du fait des pressions des lobbies.

Mais l'absence de règlement est préjudiciable à la fois aux consommateurs européens, qui ne peuvent être certains de l'origine et la qualité des produits qu'ils achètent, et à l'industrie européenne, qui souffre de la concurrence déloyale des pays ayant adopté des règles concernant l'indication d'origine.

La plupart des producteurs mentionnent déjà le pays d'origine sur les étiquettes. Qu'est-ce qu'un règlement européen apporterait de plus ?

CM : Ce n'est pas obligatoire aujourd'hui et vous ne le trouverez pas sur tous les produits. De plus, si ce n'est pas obligatoire, ça ne peut pas être contrôlé. Il y a beaucoup de falsifications, de manipulations, de contrefaçons. Il n'y a aucune transparence pour le consommateur et cela plombe l'industrie européenne.

Avec le Traité de Lisbonne, le Parlement européen sera sur un pied d'égalité avec le Conseil de l'UE pour décider du commerce international. Qu'allez-vous faire pour relancer le règlement sur le pays d'origine ?

CM : C'est exactement l'objet de la résolution adoptée hier (mercredi 25 novembre, ndlr). Tous les groupes politiques du Parlement européen sont d'accord pour voter ce règlement le plus vite possible. Plus on attend, et plus les consommateurs et les producteurs sont lésés.

Nous reviendrons à la proposition faite par la Commission européenne en 2005 et démarrerons une procédure de codécision avec le Conseil. Le Parlement jouera un rôle de médiateur pour que la solution satisfasse tout le monde. Nous souhaiterions ajouter certaines catégories de produits à la proposition de la Commission, comme les vis et écrous pour lesquels les normes de sécurité sont plus élevées en Europe que dans le reste du monde. Mais nous sommes bien entendu prêts à négocier, tout en gardant en tête le fait que les produits les plus importants - le textile, les chaussures, les bijoux et les produits céramiques - ne peuvent être exclus de ce règlement.

Source:  Europa
Proposé par: Jacques Guiffo le 27/11/2009 - 22h39 Dernière modification: 27/11/2009 - 22h39  Écrire une NEWS
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