Accueil> Tutoriels > La gestion du risque de change  

La gestion du risque de change


La valeur du dollar canadien est peu prévisible dans le temps et les dernières années nous l’on bien prouvé. En effet, les entreprises exportatrices et importatrices voient leur rentabilité très influencée par les variations de la valeur du dollar canadien. Ces influences de la valeur de notre monnaie sur la rentabilité des entreprises peuvent être atténuées par ce qu’on appelle la gestion du risque de change.
En effet, maintes tendances obligent de plus en plus de Canadiens à prendre en considération la gestion de leur risque de change. Les principales sont la mondialisation de l’économie et l’interdépendance des marchés. La première ne surprendra personne puisque auparavant, peu d’entreprises avaient l’opportunité d’ouvrir leurs frontières au reste du monde. De nos jours,beaucoup d’entre elles font des affaires à l’échelle internationale. En effet, ces entreprises voient leur développement s’accélérer grâce à la vente de biens et services à l’étranger ou encore à l’importation de matières premières moins coûteuses et de composants de meilleure qualité. Depuis le début des années 90, ces phénomènes ont donc poussé les entreprises canadiennes à s’intéresser davantage à la négociation des devises internationales.

La deuxième, l’interdépendance des marchés, réside dans le fait que les marchés de change peuvent générer des réactions en chaîne qui agissent sur la valeur du dollar canadien. L’exemple parfait est la hausse des cours du pétrole et des matières premières qui est provoquée par un accès généralisé d’incertitude et de spéculation. La principale raison est que la Canada a peu d’emprise sur le niveau de confiance des principaux opérateurs du marché monétaire mondial. Il s’agit donc d’une autre excellente raison pour les entreprises canadiennes de prendre en charge le risque de change.
Ce guide a pour but de vous familiariser à ce risque. Il permet de voir les différentes possibilités quant à votre protection contre les risques de change et tente de fournir des explications sur ces possibilités. Le Centre des Services Internationaux Desjardins est en mesure de vous aider dans le développement de vos stratégies. Vous trouverez à la dernière section de ce document les coordonnées des directeurs au développement des services internationaux pour les différentes régions du Canada.

cycle RC

ÉTAPE 1 : Définir vos besoins

Selon les situations, vous devez déterminer si vous avez un besoin de couverture et, si tel est le cas, décider quel instrument vous convient le mieux. Il vous sera peut-être plus facile de faire un choix après avoir notamment répondu aux questions suivantes : · Quel est le % de mes comptes-clients et/ou de mes comptes-fournisseurs en devises
étrangères par rapport à mon chiffre d’affaires ?
· Quelle est ma sensibilité à la variation du taux de change, jusqu’où peut aller le taux de change sans que ma rentabilité ne soit menacée ?
· Les dates d’échéance de mes comptes-clients et de mes comptes-fournisseurs dans une même devise, s’il y a lieu, peuvent-elles être appariées ?
· Les montants et dates de mes exportations sont-ils 100 % certains ?
· Puis-je facturer à mon client, par une hausse de prix, la perte de change encourue ?
· Ai-je d’importants investissements à faire à cours terme (ai-je besoin de flux monétaires stables) ou ai-je des achats d’équipements (ou autres) étrangers à effectuer à court terme ?
· Ai-je la possibilité de prendre une entente avec mes clients afin de partager avec eux mon risque de change, dans la perte comme dans le gain ?
Selon les réponses que vous aurez données aux questions précédentes, passez à l’étape 2 afin de définir ce qui vous convient le mieux.

ÉTAPE 2 : Aperçu général de la couverture de change

La gestion des risques de change d’une entreprise implique la prise de mesures appropriées en vue d’éliminer ou de couvrir ces risques. Vous pouvez donc choisir entre les 3 politiques suivantes selon vos besoins définis à l’étape 1 :

L’absence de couverture
Vous choisissez de ne pas agir et acceptez les risques de change. Vous adoptez alors une attitude potentiellement risquée. Pour une entreprise, la non-couverture provient généralement d’une espérance de gain ou d’une méconnaissance des risques encourus. Cette absence de contrôle (délibérée ou non) peut avoir des conséquences fâcheuses sur la rentabilité de l’entreprise. Bien sûr, il devient moins pertinent de se couvrir lorsque la quantité de transactions internationales constitue une part négligeable des affaires. Bref, si le pourcentage de vos comptes-clients et/ou comptes-fournisseurs en devises étrangères par rapport à votre chiffre d’affaires est très faible ou si par exemple les échéances de vos comptes fournisseurs et comptes-clients dans une même devise peuvent être appariées, vous vous retrouvez donc dans une situation où une absence de couverture pourrait être envisageable.

La couverture sélective
Vous adoptez ici une politique qui détermine quand et comment couvrir le risque de change. Par exemple, vous décidez de ne couvrir qu’une partie des opérations étrangères. Cette politique suppose que vous avez défini vos critères quant au risque que vous acceptez de prendre et que vous vous êtes fait une idée sur l’évolution prochaine des cours d’une devise. On peut aussi partir du principe que toute couverture qui a entraîné une moins ou plus value de x dollars doit être fermée (prise de pertes ou de profits).

Dans ce cas précis de couverture sélective, un exemple flagrant serait la situation où 80% de vos revenus ou de vos comptes-clients proviennent des États-Unis et de ce fait, vous prenez la décision de ne couvrir que la moitié de ces comptes à l’aide d’une stratégie de couverture. Une de vos motivations pourrait par exemple être vos anticipations quant au taux de change à court terme. En effet, supposant le fait que vos comptes-clients viennent tous à échéance d’ici 3 mois et que vos anticipations sur 3 mois pour le taux de change sont à votre avantage, alors vous pourriez prendre la décision de suivre une stratégie de couverture sélective et de ne couvrir que la moitié de ces comptes-clients. Encore là, cette stratégie doit dépendre de vos besoins définis à l’étape 1.

La couverture systématique
Elle consiste à se couvrir automatiquement dès qu’apparaît un engagement ou un avoir en devises. Dans la réalité, très peu d’entreprises couvrent totalement leur position. En règle générale, plus les flux en devises étrangères d’une entreprise sont importants pour sa croissance ou le remboursement de ses dettes, plus la proportion du risque couvert par l’entreprise sera élevée.

Suite --->ÉTAPE 3 : Choix des instruments de change

Source:  Desjardins Caisse Central
Proposé par: Jacques Guiffo le 13/11/2008 - 16h36 Dernière modification: 13/11/2008 - 18h02  Écrirez votre TUTORIAL
  • Top
  • Page suivante - choix_des_instruments_de_change.php
print Imprimer   E-mail Envoyer à un ami   bookmark Bookmark   RSS feed RSS  Bookmark and Share icom7 Partager